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Les préférences d’apprentissage sont un neuromythe

Cher coach, praticien, fan des neurosciences appliquées : visuel, auditif, kinesthésique… Les préférences d’apprentissage sont un neuromythe.

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Stanislas Dehaene, un des plus grands chercheurs en neurosciences et en sciences cognitives que nous ayons en France. Il en a parlé à propos de l’école il y a quelques mois sur France Inter dans cette longue interview.

« Un des enseignements des sciences cognitives, c’est que tous les êtres humains ont un cerveau comparable. L’idée qu’il y a des modalités : tel enfant est visuel, tel enfant est auditif, tel enfant est kinesthésique, c’est faux. On bénéficie tous d’avoir l’information sous une forme multimodale. On apprend tous mieux lorsqu’on a l’information à la fois auditive, visuelle et pratique, sur le plan matériel. »

Il serait contre-productif d’espérer faire mieux retenir en se calant sur la « préférence » d’un élève donné… Il est bien plus efficace de stimuler les différents sens en même temps pour que cela fonctionne.

C’est important pour la prise de parole parce que cela nous donne une bonne raison de proposer un PowerPoint. Il faut cependant qu’il soit construit pour proposer des visuels (et non pas du texte) afin de renforcer la compréhension et la mémorisation du discours oral.

Ce que dit le chercheur choquera notamment les praticiens de la PNL, qui a proposé plein de choses extrêmement intéressantes mais aussi parfois de la pseudo-science ou s’appuie sur des concepts anciens qui ont été réfutés depuis.

Si vous avez des sources qui infirment ou confirment cette information, je suis preneur, vous pouvez les indiquer en commentaire, merci !

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On doit raconter des histoires

Il y a quelques temps j’écoutais la rabbin Delphine Horvilleur à la radio sur le thème des histoires. Voici l’émission passionnante.

Elle reconnaissait que personne ne pouvait prouver que Moïse avait réellement ouvert la Mer Rouge pour aider son peuple à fuir l’Egypte et l’esclavage, et ainsi conquérir la liberté. En revanche elle relevait qu’on doit établir une distinction entre la réalité et la vérité. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de preuve qu’une histoire s’est passée réellement qu’elle ne dit pas quelque chose de l’ordre de la vérité”. Cette histoire biblique invite chacune et chacun à s’interroger métaphoriquement : “Pose-toi la question toi-même de comment tu es sorti d’Egypte, quel est ton Pharaon, quel est ton esclavage”.

Toute histoire dans une prise de parole relève de ce modèle. Ce n’est pas grave si elle est partiellement exacte ou la synthèse de deux histoires, on peut décaler l’époque ou les lieux : il faut qu’elle soit révélatrice d’une vérité. C’est la conclusion de votre histoire.

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Les 4 attitudes de la prise de parole réussie

Certains orateurs sont connectés mais pas synthétiques… ou l’inverse. D’autres sont passionnés mais pas rigoureux… ou l’inverse.

Bien prendre la parole en public,c’est développer 4 attitudes qui peuvent sembler parfois incompatibles, mais qu’il est essentiel d’adopter pour gagner en impact :

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